Immersion amérindienne

Mercredi, avec les élèves de mon groupe titulaire, nous nous sommes rendus au site culturel amérindien Tsonontwan, au bout de la route, à Tewkesbury.

Les élèves ont beaucoup apprécié dans l’ensemble cette journée d’initiation à divers éléments de la culture amérindienne wendat, où est mis en valeur le respect de la nature et l’étroit contact avec celle-ci… En ces temps de prise de conscience collective du respect de l’environnement, le synchronisme est parfait.

Bien entendu, les élèves ont été initiés (pour la plupart) à la nourriture à base de gibier, à la gomme de sapin (que je semble être presque le seul à adorer depuis des années 😉 à la préservation de la faune et de la flore, aux qualités diverses des éléments qu’on retrouve dans la nature, à un effleurement de la spiritualité amérindienne. Le tout en lien avec un contenu abordé dans le cours d’histoire (maintenant appelé officiellement «univers social»).

Une belle occasion de faire de la sensibilisation à l’ouverture aux autres, à familiariser un tant soit peu l’élève à un mode de vie différent, et même de s’initier au tir à l’arc…

De plus, quand on tombe le lendemain sur cette page couverture (voir aussi ici), il y a de quoi susciter la discussion sur le respect mutuel, et vérifier s’il peut y avoir des différences entre la théorie et la pratique, etc.

En plus, il a fait beau (nuageux sans pluie), ce qui m’a permis de prendre plusieurs photos de magnifiques paysages d’automne !

Le triomphe du faux ?

Est-on en train d’assister ou de participer, collectivement, au triomphe du faux, ou encore au règne de l’image et de l’apparence à tout prix?

C’est la question (encore une !) que je me pose à la suite des aveux de Geneviève Jeanson qui a finalement tout sacrifié pour la gloire… Mettons qu’ici son image a pris une bonne débarque avec ces aveux, mais peut-être que la personne, la vraie, celle qui s’est cachée (ou qu’on a cachée) pendant 10 ans en sortira gagnante, un gain que procurent seules les vraies victoires, pas celles, plus ou moins factices qui apportent le triomphe et les médailles… sauf quand le sport est clair et net, sans tache ou gonflements artificiels. (Est-ce que ça existe encore, par contre ?)

On assiste au triomphe du faux quand on voit toutes ces photos retouchées, toutes ces modes qui s’érigent en diktats que l’on doit suivre ab-so-lu-ment si l’on veut être in et non out et rejet

On voit venir le triomphe du faux quand on voit tous ces politiciens à l’image préfabriquée par une armée de conseillers, qui nous véhiculent tantôt une partie d’information vraie tout en cachant l’autre partie, tantôt un plus ou moins pieux mensonge pour convaincre (artificiellement – le temps de cocher un bulletin de vote) quelqu’un de voter pour un parti…

On perçoit le triomphe du faux quand on utilise que partiellement des statistiques à qui on peut faire dire ce que l’on veut en les manipulant ainsi… Même chose en ce qui concerne la manipulation de l’information en général, quand on ne révèle que des bribes, en ne jetant en pâture que des petits morceaux de vérité aux journalistes de plus en plus assoiffés de triomphe et de cotes d’écoute (eux aussi sont “pris” dans un système qui favorise l’immédiateté de la cote d’écoute dont on se glorifie)…

On est dans le règne du faux quand l’apparence prime sur le vrai, sur la personne, sur le côté humain véritable…

Le faux règne en roi et maître quand on voit des vies parallèles, fabriquées sur Second Life ou autres Facebook ou la quantité d’ami (encore un concours artificiel basé sur des amitiés plus ou moins artificielles) importe au lieu de la qualité des amitiés… (Par contre, ici, des gens trop naïfs exposent leur vie privée qui n’a plus de privé que le nom, puisque toute la planète peut savoir !)

Bref, dans toute cette quantité d’informations, qu’est-ce qui demeure vrai, qu’est-ce qui est faux ? Ou est la poudre aux yeux versus la sincérité ?

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Bien sûr, j’espère encore que j’exagère un brin, car il demeure toujours, quelque part, du vrai, du sincère. Mais on tend trop, en ces temps-ci, à ériger en système l’image ou l’emballage au détriment de la vérité, qui se cache plus en profondeur, très souvent. On systématise trop le résultat immédiat au détriment de la fierté qui résulte au bout de l’effort. On insiste trop sur les chiffres absolus de celui qui est (ou veut être) le meilleur au monde au détriment de tous ceux qui donnent le meilleur d’eux-mêmes… On court trop après une célébrité qui n’apporte que très peu de vraies choses, en bout de ligne.

Dur constat, peut-être, ce matin. Mais je veux lancer tout ça en guise de piste de réflexion sur notre société…

Mise-à-jour : 2007-09-21–10h15 :
Bien sûr, ce qui est dénoncé ne doit pas nous plonger dans le pessimisme qui est, presque par définition, sans avenir, ou qui à tout le moins démotive grandement. Ce qui est dénoncé doit donc servir à construire des bases ailleurs, et ainsi pouvoir continuer à cultiver l’optimisme. (Voir billet de François ici et ici.)

Mon verdict…

Depuis le temps qu’on parle de ce procès, je me permets un petit commentaire…

Évidemment, cette chicane de couple n’aurait pas dû se retrouver dans les médias, mais vu la célébrité (de plus en plus écorchée) de l’athlète, les médias se sont littéralement garrochés sur ce fait on ne peut plus divers.

Peu importe le verdict qui sera rendu ces jours-ci, je trouve que, par-dessus tout, c’est l’enfant de ce couple, ballottée de tous bords, qui est peut-être la plus à plaindre dans toute cette saga.

Un peu comme dans le milieu de l’éducation, dans certaines histoires plus «locales», on oublie parfois un peu, beaucoup, les enfants…

Vers l'Éducation 2.0

La non-conférence vient de reprendre après le dîner (sens québécois ou français, car avec le décalage, ça revient au même 😉

Jusqu’à maintenant, je suis épaté de toutes les ressources humaines qui sont ainsi réunies et de tout ce qui s’en dégage. C’est une mine d’or d’informations, de réflexions et de collaboration, hors les contraintes habituelles (sauf la technique à l’occasion, mais ça reste dans les détails sporadiques) qui se dégage ici.

Bravo aux organisateurs, Mario et Nicole pour l’animation multi-tasking phénoménale que ça demande !

De nombreux billets sont en train de germer dans mon esprit à la suite de ce brassage d’idées, etc.

À suivre !

Mise-à-jour : 07-09-15–16h53 :
-Bilan : J’aurai besoin de relire et de revoir les échanges qui seront conservés sur VIA (la plateforme utilisée pour les échanges via webcam) pour les 2 prochains mois, mais je peux déjà affirmer que je chemine vers le 2.0, cet «environnement réseau collaboratif» que je découvre un peu plus chaque jour et dans lequel l’éducation doit faire sa place, tout simplement ! Facile à dire, peut-être un peu plus difficile à faire compte tenu des structures actuelles en place. Mais justement, le web 2.0 est souvent là pour faire éclaer certaines structures, alors go ! (tout de… ajouterait Mario 😉

Non-conférence sur l'Éducation 2.0

Ça y est, je viens de me décider à m’inscrire à cette non-conférence (voir définition du terme ici), co-organisée par Mario Asselin, et qui aura lieu à Québec, et partout dans le monde francophone, ce samedi 15 septembre.

Le programme est ici.

Je suis un des très rares, d’après la liste, à être enseignant au secondaire. Il y a toute une brochette d’invités qui m’impressionnent plus qu’autre chose…

Je me considère comme un enseignant ordinaire, ayant ses qualités et ses défauts, ses forces et ses faiblesses : une personne ordinaire comme en sont constituées les écoles, selon le manifeste de l’Éducation 2.0 traduit ici.

Je me considère surtout comme un enseignant 1.0 ou 1.2 (!) qui a besoin d’une mise-à-jour logicielle 😉 En ce sens, je crois que certains des sujets abordés samedi sauront me combler.

Bref, à suivre !